lundi 6 août 2012

Le Tour des Ports de la Manche 2012


Un podium dans le 28ième  Tour des Ports de la Manche pour l’A 40 Banque Populaire-Künkel Palettes.

EQUIPAGE :
Barre et stratégie : Jan Legallet
Tactique et navigation : Daniel Bonnefoy
Embraque et réglages: Max Chéron et Michel Lelaidier
Coordinateur général : Bernard Arole
Piano et pliage du spi :  Bernard Arole & Jean Alain Saoul
Grand-voile : Yvan Poisson
N°2 : Nicolas Romero
N°1 : Nikolaz Rouault

http://www.karibario.com/documents/24-07-2012-17-07-27tdp.jpg

Samedi 14 Juillet à St Vast la Hougue avant notre 28ième Tour : parmi les 27 bateaux inscrits dans la classe 5 (flamme de course rose), celle des plus grands, il y a beaucoup  de bateaux redoutables au moins sur le papier : deux  J 122, un J 120, tous les trois anglais, le Figaro d’Alexis Loison , « Groupe Fiva », qui vient de terminer 8ième de la course du Figaro, le First Class Europe « Protocol », vainqueur en 2011, le nouveau bateau d’ Olivier Rapeaud un Actual de 46 pieds « Donville les Bains », un Bavaria 40 Performance « Snip Yachting Sealogis Karver » skippé par un pro de Ouistreham, François Blossier et les deux J 105, français malgré leur nom, « Jump the Gun » et « J for two », toujours redoutables,  dans la brise notamment.

Nous sommes 9 à bord : Nikolaz Rouault, le no1, qui gère toute la plage avant notamment lors des changements de voile, Nicolas Romero en no2 qui s’occupe du pied de mât, en particulier lors des changements de voile, Bernard Arole et Jean Alain Saoul au piano qui s’occupent de tous les bouts (cordages) de réglage, Maxime Chéron et Michel Lelaidier, les 2 embraqueurs qui règlent en permanence les voiles d’avant, Daniel Bonnefoy qui fait la navigation et la tactique, votre serviteur Jan Legallet qui barre et skippe et enfin Ivan Poisson qui règle la grand-voile.

Dimanche 15 Juillet : la première étape St Vaast  la Hougue-Cherbourg  se court majoritairement  au près, notamment  dans  le raz de Barfleur avec un vent de force 4 à 6.
Après un départ médiocre, nous revenons assez vite aux avant-postes derrière l’un des J 122, mais une petite avarie dans un changement de voile d’avant dans la mer assez dure du raz nous coûte 2 à 3 minutes qui vont nous manquer en temps compensé.

Nous terminons 2ièmes en temps réel, mais en temps compensé,  c’est le J 105 «  Jump the  gun» qui s’impose devant le Bavaria 40, un Jod 35 « Meraki » qu’on n’attendait pas à pareille fête, le 2ième J 105 « J for two » et nous ; nous manquons la 2ième place d’une minute 22 secondes et notre petit problème dans le raz nous coûte donc 3 places.

Lundi 16 Juillet : encore de la brise (force 5 à 6) pour l’étape Cherbourg-Diélette mais peu de louvoyage et beaucoup de près bon plein, allure que le bateau aime. Nous partons en tête et ne la quitterons fugitivement que deux fois au profit du J 122 « Kaya » mais nous le redoublerons à chaque fois sur des manœuvres mieux négociées.

En temps compensé, c’est à nouveau le J 105 « Jump the Gun» qui s’impose devant le Figaro et nous. Le Bavaria fait 4ièmes et  l’Actual 46 pieds 5ièmes.

Mardi 17 Juillet : la 3ième étape Diélette-Guernesey est courue pour la plus grosse part au louvoyage dans un vent de force 3 à 4, mais toujours sous un ciel bas avec averses et bancs de brume, et une température bien faible. Nous sommes au contact du Bavaria pendant  toute la course, mais il nous précède sur la ligne d’arrivée de quelques secondes, loin toutefois derrière le J 122 « Kaya ». Nous ne sommes que 7ièmes en temps compensé où le Bavaria s’impose devant « Jump the Gun » et « Meraki », mais c’est assez logique car ce n’est pas une allure que notre A 40 apprécie.

Mercredi 18 Juillet : la 4ième étape Guernesey-Jersey est  courue à nouveau dans un vent de force 5 à 6 et commence par un long louvoyage dans de la mer formée et sous une pluie intermittente (que du bonheur !), pour s’achever par un long bord de vent de travers, puis de spi. Nous terminons 3ièmes en temps réel, mais à nouveau 7ièmes en temps compensé. «  Meraki », le Jod 35, arrivé très loin derrière tout le monde a interprété une imprécision des instructions de course d’une façon qui l’a conduit à aller virer  une bouée tout seul, mais le jury lui donne raison et lui octroie la 1ère place (ce qui nous rejette à la 4ième place du général). Nous battons le Bavaria de 2 secondes en temps compensé.

Avant les 2 dernières manches, « Jump the Gun » est largement en tête devant le Bavaria 40, « Meraki », nous et le Figaro « Groupe Fiva ».

Jeudi 19 Juillet : Jersey – Carteret Enfin du soleil, mais toujours de la fraîcheur et du vent de force 5 à 6. Nous prenons un départ parfait et prenons de l’avance pendant  les 3 milles de près, une fois n’est pas coutume, et la conservons pendant les 8 milles suivant au bon plein. En tête, nous obligeons nos adversaires à nous suivre en prenant la passe de la Frouquie au pied du phare de Corbière. A la pointe de Gros Nez, l’envoi des spis sonne l’heure de la cavalcade (meilleure pointe à 17.3 nœuds) mais les bateaux planants légers sont avantagés et  nous terminons 3èmes en temps réel et 5ièmes en compensé derrière le Figaro, un Mumm 30, un Grand Surprise et le Class Europe « Protocol », mais la bonne nouvelle est que le Bavaria 40 fait 10ièmeset le Jod 35 fait 12 ièmes.

Au général « Jump the Gun » semble voir course gagnée malgré sa place de 9 à l’étape du jour car il a  7 points d’avance sur la Bavaria 40 et 9 sur le Jod 35 et nous.

Vendredi 20 Juillet : Carteret – Granville La dernière étape, par manque de vent, se résume à une course de 5 milles au près par force 1 à 2, que nous terminons 2ièmes en temps réel derrière le Mumm 30 et 3ièmes en temps compensé derrière le Mumm 30 et le Figaro mais devant le Bavaria 40 ( le Jod 35 fait 10) . Il nous aura manqué 1 point pour arriver à chiper la 2ième place, mais le podium nous satisfait.

Nous repartons jeudi 26 juillet  en convoyage vers Roscoff où nous prendrons le départ du 27ième  Tour du Finistère (le 20ième pour nous) dimanche 29 juillet 2012, avec un équipage proche du précédent, puisque seuls, les deux embraqueurs changent : Maxime et Michel sont remplacés par deux autres habitués du bateau, Antoine Brossault et Philippe Nadjar.

mardi 26 juin 2012

TRANS NORMANDIE - Ouistreham -


samedi 23 juin 2012

EQUIPAGE :
Barre et stratégie : Jan Legallet
Tactique et navigation : Daniel Bonnefoy
Embraque et réglages: Yves German et Pierre Sellier
Coordinateur général : Bernard Arole
Piano et pliage du spi : Alain Marion de Procé &Jean Alain Saoul
Grand-voile : Yvan Poisson
N°2 : Pierre Yves
N°1 : André Sesboué

TRANS NORMANDIE - CCI  à Ouistreham - 65 milles-
24 voiliers ont participé à la  TRANS NORMANDIE - CCI dont le départ a été donné par beau temps le samedi 23 juin  à Ouistreham.

Dès le départ, à midi, par un vent faible et variable en force comme en direction, il fallait choisir le bon bord. Les voiliers locaux qui ont longé la plage en direction de Courseulles ont pris un avantage déterminant en trouvant une bande étroite de vent frais. Sur l’A 40  «Karibario », nous n’avons pas su deviner les subtilités locales et avons louvoyé péniblement entre de nombreuses » molles » jusqu’à Courseulles puis vers la bouée de Cussy, en face d’Omaha Beach. Avec difficulté, sous spi, nous ne sommes que trois voiliers à avoir réussi à la passer contre un  courant de 2 nœuds.

Après avoir essayé, en vain, pendant deux heures, de progresser vers l’est, nous avons été contraints de mouiller. Les petits ratings ont fait de même à proximité de la bouée et, après 4 heures de pétôle, le vent est revu de l’est alors qu’aucune prévision ne l’indiquait ! C’est ainsi qu’après 10 h de course, la flotte compacte reprenait un nouveau départ vers Arromanches. Seul, le Class Europe « Protocol » avait réussi à s’échapper dans le tout petit temps et possédait jusqu’à 4 milles d’avance !  Progressivement le vent tourne de de 120° et passe de l’est au sud-ouest et c’est sous spi, plein vent arrière, dans un vent fraichissant pour un bord rapide vers Le Havre.

Nous passons LH4 vers 2 h et entamons un louvoyage à 6.8 / 7 nœuds contre un courant fort par 18 nœuds de vent de sud-ouest. Aux abords de la ligne d’arrivée, surprise, dans la nuit, nous croisons juste derrière le premier en temps réel, « Protocol », à 4 h du matin.
Ensuite, nous avons goutés aux joies de Ouistreham : attente de l'ouverture de l'écluse, éclusage,  puis amarrage et …champagne! Nous nous sommes couchés à 7 h et la pluie a été quasiment continue durant la journée...

Une fois de plus, nous terminons en temps compensé derrière Le Class Europe « Protocol » et l’inévitable First Class 10 de service, eux même battu par des Sun Fast 32 et First 31.7. Compte tenu des circonstances de la régate, nous sommes fort satisfait de terminer 8ième alors que nous étions le gros rating de la flotte.

Un repas des équipages fort sympathique a été offert le dimanche soir par la Société des Régates de Caen – Ouistreham.

Lundi 25 juin 2012
Convoyage  Ouistreham - Granville - voilier de 40 pieds. Par petit temps, 130 milles en 20 h 15 soit 6.5 nœuds de moyenne.
6h 30  Départ de Ouistreham ( Ouistreham  -  St Vaast la Hougue - 41 milles)
St Vaast la Hougue -  St Hélier ( Jersey)  - 83 milles -
St Vaast la Hougue -  Granville  - 94 milles -

Raz de Barfleur et Raz Blanchard – est/ouest
Nous avons calculés notre route pour chercher le contre-courant favorable à partir de St Vaast ( 14 h) à partir de PM Cherbourg. Nous avons préféré louvoyer avec ce contre-courant plutôt que d’effecteur la route directe contre le courant.

A noter que, après la perche de La Jamette à Gatteville ( 15 h ) , en passant par la passe Hédouin au sud des bouées des Equets, du Rénier et des Pierres Noires, nous avons gagné près de 17 milles sur la route « normale » Avec un coeff. de 68, le courant y était favorable de 1.5 à 1.7 nœuds alors qu’il était contraire au large.

Nous avons retrouvé la route classique aux Pierres Noires au nord du cap Lévy à 9 milles de Gatteville alors que la renverse devient favorable. (PM +2 Cherbourg)

19 h  Goury : Passons à 300 m de la Foraine. 5.5 nœuds de courant (coeff.68). Quelques marmites, raz calme. 

Minuit : Courant contraire à partir de la Basse Jourdan dans l’est de Jersey ( 2.5 nœuds)
2 h 30  Arrivée à Granville après 20 h 15 de roue à une moyenne de 6.5 nœuds.

Si en partant de St Vaast à 14 h, notre destination avait été St Hélier, nous aurions mis 11 h en refoulant du courant contraire seulement de Gorey à la Jersey Violet et serions arrivés vers 1 h du matin.

IMPORTANT : Il existe des différences de une heure entre les cartes anglaises ( Maupas) et celles du SHOM. J’estime que celles du SHOM sont les meilleures.




lundi 11 juin 2012

HEREL CUP


Sam 9 juin
"Belle victoire de Jérome Desveaux sur La Nautique au trophée AD. Longtemps second derrière Ville de Donville les bains, La Nautique a fait la différence sur le dernier bord de près. Le vent ayant basculé à droite de plus de 10°, Karibario et Ville de Donville attaque logiquement la remontée sur la gauche tandis que La Nautique, une longueur derrière Donville, part au large ce qui ne manque pas de me surprendre. 
A terre le vent commence par refuser avant de ré-adonner tandis qu’au large La nautique profite d’un vent plus fort et plus à droite pour progresser avec le meilleure CMG réduisant sensiblement l’écart sur Karibario. 
Après réflexion, il apparaît que le vent ayant pris beaucoup de droite, l’angle avec la pointe du Roc du Roc devient trop ouvert pour retrouver l’effet de pointe que nous avions obtenu au cours du premier passage où il fallait vraiment aller chercher la courbure sous la pointe. 
En conclusion, on n’a jamais fini d’apprendre et c’est ce qui fait la beauté de notre sport !"
 Hervé  sur le site du Yacht Club

lundi 4 juin 2012

ROTARY CUP à St Malo










2 et 3 juin 2012

 Encore une belle régate pour les Granvillais !

EQUIPAGE :
Barre et stratégie : Jan Legallet
Tactique et navigation : Daniel Bonnefoy
Embraque et réglages: Cédric Bonnefoy et Charlotte .
Coordinateur général : Bernard Arole
Piano et pliage du spi : Nicolas Romero
Grand-voile : Yvan Poisson
N°2 : Abdel El Amrani
N°1 : André Sesboué

Version COMMUNICATION ou la bouteille à moitié pleine…

Décidément, régater chez les Malouins réussit bien à  « Banque Populaire - Kunkel palettes»

En effet, pour la troisième fois cette année, l’A40 de J.Legallet  a régaté entre St Malo et Jersey et a gagné la première manche de la régate du Rotary courue par un petit temps très agréable.

Lors du retour, dimanche, la brise était au rendez vous et les Granvillais ont pris rapidement la tête de la flotte. Malheureusement, en début d’après midi, le beau temps est revenu et  vent a fortement diminué à l’approche de St Malo alors que les voiliers plus petits ont bénéficié d’un vent soutenu qui revenait du nord-ouest. En effet, pour classer des voiliers de tailles différentes on utilise un coefficient qui permet de calculer un temps dit compensé afin d’égaliser les chances de tous.

Cela fonctionne bien quand le vent est identique pour tous, ce qui n'était pas le cas.... Ce coup du sort permet tout de même à l’A40  d’obtenir une troisième place au classement général.



Version INFORMATION ou la bouteille à moitié vide…

 Lors de la première manche courue par petit temps par l’ouest des Minquiers, Karibario a vite fait le trou contre les 5 autres voiliers dont un Arpège, un Sigma 33, un Feeling 416, Sun Odyssey 40. Seul l’A 35 de F.R.Carluer, avec un jeune équipage d’adolescent est resté au contact pour se rapprocher dans le petit temps qui régnait du coté de la Hinguette. Nous pensions qu’il nous battait d‘ une minute en temps compensé et cela a été une heureuse surprise que le comité de course nous attribue la victoire. D’autant plus que nous rendions jusqu’à 20 mn par heure à l’Arpège et 13 mn au Sigma…

Après une soirée dans un bon restaurant portugais, le MINO’S, nous prenons un départ à 11h par un vent d’ouest d’une vingtaine de nœuds. Dans le raz de Noirmont, contre courant au louvoyage, nous nous détachons en compagnie de l’A 35. Sous spi après la nord-ouest Minquiers en direction de Banchenou, celui-ci va aussi vite que nous, et son jeune équipage finit par revenir à notre contact grâce à son beau spi jaune.

Plein vent arrière, nous empannons de nombreuses fois des Buharats jusqu’à l’arrivée et, 15 à 60 mn après,  avons le déplaisir de voir descendre sous spi avec une belle brise de nord-ouest , en route directe, les petits ratings . Autant dire, que nous nous sommes donné bien du mal pour peu de résultat. D’autant plus, que le résultat du classement général est étonnant. En effet, nous sommes classés 3ième , ce qui est mathématiquement impossible.


vendredi 1 juin 2012

Halvard Mabire : régates inshore

"Malheureusement, les dernières séries de régates se couraient en équipage, et non en double comme pour les 2 étapes au large entre Charleston, New York et Newport. A l'issue de nos deuxième et troisième place dans ces étapes "offshore", il aurait été normalement assez aisé de conserver au moins notre place sur le podium, voir mieux.

Mais obtenir des bons résultats dans des petits parcours "inshore", en équipage de six, avec des bords très courts et des manoeuvres incessantes, suppose de disposer d'un équipage expérimenté et entrainé. Et justement, un équipage cohérent c'est bien ce qui nous a manqué sur Campagne de France. Ce n'est pas pour chercher des excuses, mais force est de constater que lorsque l'on est loin de ses bases et que l'on n'a pas les moyens de "shangaïer" ni de défrayer les professionnels qui vont bien, constituer un bon équipage tient un peu de la gageure.

Chaque poste est capital et si un seul des six membres du bord n'est pas au niveau, cela représente un handicap très sévère, car la réussite de chaque manoeuvre repose sur la cohérence de l'ensemble du Team, et non sur des adresses individuelles, même si celles ci sont parfois bien pratiques pour justement rattrapper de temps à autres les bourdes des "éléphants". 

C'est un peu comme si dans un orchestre symphonique tous les percussionnistes seraient systématiquement totalement à contre temps. C'est bien connu, si on inverse le "zim" et le "boum" de la cymballe et de la grosse caisse, cela ne ressemble plus à rien et l'on tombe dans le grotesque.

En général nous n'étions pas trop mal à la première marque, mais dès qu'il y avait une manoeuvre à faire nous ne faisions que perdre des places, et sur des parcours très courts, cela ne pardonne pas, car il y a bien peu de temps ou d'occasions pour pouvoirs espérer "se refaire". Ainsi nos résultats ne furent guère brillants, à l'exception de la dernière manche que nous finissons 3ème.

Au final, nous voici 2 bateaux à égalité de points pour la 3ème place au général. Dans ce cas on compare les résultats dans chaque manche et les 4 ridicules petites régates inshore ont donc pesé anormalement lourd dans la balance, par rapport aux deux longues manches au large, qui constituaient pourtant l'essentiel de cette AtlanticCup. Bref, comment perdre un podium ... "   Halvard Mabire

mardi 29 mai 2012

8 bouées, 10 « mistoufles » et " 10 peelings"


6 au 27 mai 2012

EQUIPAGE :
Barre et stratégie : Jan Legallet
Tactique et navigation : Daniel Bonnefoy
Embraque et réglages: Stany Svibert .
Coordinateur général : Bernard Arole alias Berny
Piano et pliage du spi : Jean Alain Saoul
Grand-voile : Yvan Poisson
N°2 : Nicolas Romero
N°1 : Nikolaz Rouault




C’est la première fois cette année que les équipages du Yacht-Club de Granville ont régaté par beau temps et soleil. Mais qui dit beau temps dit aussi vent faible et variable, aussi bien en force qu‘en direction. Ce qui rend les régates compliquées et passionnantes.

Lors de la première manche qui nous a emmenés vers St Hélier, les voiliers partent à 70° du vent sous spi vers Videcoq. Les Rapetoux, La Nautique et Donville prennent rapidement la tête. A ½ mille avant Videcoq nous rencontrons une première zone de calme. A notre grand étonnement, Les Rapetoux et Henri sur la Nautique persistent vers le sud-ouest bâbord amure.

En tête à la bouée, sur Karibario, nous choisissons, sans hésitation d’empanner tribord amure vers Chausey, cap vers les Huguenans à 1 ou 2 nœuds. Nos motivations sont multiples : se rapprocher d’une zone de vent éventuelle à 300 m en s’appuyant sur le courant traversier, aller à la rencontre du vent attendu que devrait finir par venir du nord-est, essayer d’aller chercher le courant qui augmentera le long de Chausey. Après une dizaine de minutes à 1.5 nœud, spi difficilement gonflé, nous commençons à sentir la risée de nord-est qui, progressivement, augmente et nous permet d’abattre à 3 puis 4 nds. En abattant franchement, nous sommes pratiquement sur la route directe vers la sud-est Minquiers et passons près de La Cancalaise sous Chausey. Loin, dans notre sud, nous nous réjouissons d’apercevoir au loin les deux Class 10 encalminés 

Le vent mollit sérieusement (5 nœuds) à l’approche des Sauvages (sud-est Minquiers), après 3 h de course, U Express avec son spi en tête, précède Donville, respectivement à 8 et 14 mn derrière nous. Ils nous battent tous les deux en temps compensé.

Quand aux Rapetoux et la Nautique, nous les identifions difficilement au loin. Comme quoi, il ne suffit pas d’avoir un mat carbone, un gréement textile, du nid d’abeille et des voiles North ! Sauf grosse surprise, on ne devrait plus les revoir.

En route vers les Caux (nord-est Minquiers), sous génois « barberisé » au reaching, le vent ne dépasse pas 5 à 6 nœuds puis fraichit jusqu’à 10 nœuds en adonnant. Le spi lourd est envoyé.

A 3 milles de la bouée le vent passe au 150°, nous effectuons brillamment un « peeling » pour le spi léger (changement de spi) qui s’avèrera une erreur, le vent augmentant peu après à 16 nœuds ! Nous affalons donc rapidement le spi léger avant de continuer sous génois et de renvoyer le spi léger dans les minutes qui suivent, à la faveur d’une nouvelle adonnante, peu avant la bouée des Caux (sud-est Minquiers). Une fois de plus, une nouvelle mistoufle nous attend. Le vent tombe à moins de 5 nœuds. Après quelques minutes de direction de vent incertaine, le vent rentre progressivement et nous faisons une route directe sous spi léger vers la Nuisible (nord-Minquiers) à 4 milles dans l’ouest.

Les Class 10, U Express et  Donville,  sont maintenant à 18 et 20 mn derrière nous mais ne sont pas encalminés après les Caux…

Un dernier empannage à la bouée nord-Minquiers nous emmène en route directe vers St Hélier par 10 nœuds de vent d’est-sud-est qui semble enfin établi.  Mais une fois de plus, 1 mille après avoir passé la bouée, le vent tourne vers le nord-nord-est… Rapidement, nous affalons le spi et faisons route au près sous génois avec 10 nœuds de vent. Devant nous, vers la Demie de Pas, la mer est sombre, signe que le vent est fort. De fait, plus on se rapproche de la côte, plus le vent synoptique de nord-est s’ajoute à une brise thermique. Après la dernière bouée, East Rock, nous franchissons la ligne d’arrivée au près avec des « claques » à 24 nœuds !

Nos amis des First Class 10 Les Rapetoux et de la Nautique franchiront la ligne d’arrivée plus d’une heure après.

Après notre traditionnel « carré & cahuète » et les achats de cartouches de cigarettes, négociées 25 € par Berny, chez notre dealer habituel, nous passons la soirée au Yacht-Club de St Hélier ou le sponsor de notre course « Boat Fayre » nous offre un lunch de bonne tenue. Nous gagnons un Teddy Bear et une bouteille de champagne vite bu par les Rapetoux! 

Le dimanche, petit temps et même pétôle sont prévu par les météos les plus pessimistes. Le départ est donné à 11 h et nous prenons un bon départ au largue sous spi lourd avec 5/6 nœuds de vent vers la nord-est Minquiers. C’est l’allure favorite de Karibario et les Class 10 disparaissent rapidement devant Jersey à l’horizon. Donville et U Express au vent de la route, Les Rapetoux, La Nautique et le Sun Fast 3200 « Charlotte » sous le vent, dans l’est.

Le vent mollit en adonnant au 265°. Nous craignons le vent ne tombe complètement  alors que le courant va s’inverser dans une heure. Questions récurrentes : devons nous l’anticiper en descendant sous la route ? Devons nous passer sous spi léger ?

Les Rapetoux et La Nautique sous le vent de la route se rapprochent alors que Donville et U Express malencontreusement rejoints par Charlotte au vent ont manifestement moins d’air. Finalement, le vent passe de 4 à 6 nœuds et revient à l’ouest. A 70° du vent apparent, nous accélérons jusqu’à 7 nœuds.

A ¼ de mille des Caux, cette fois, le vent tombe à moins de 3 nœuds. Nous effectuons notre premier changement de spi de la journée et continuons tribord amure à 1.5 nds, sans « faire » la bouée. Le courant étant manifestement contraire, nous empannons alors que les effluves de vent viennent maintenant du 240°. Notre seule satisfaction est de constater qu’à 0.5 milles, nos poursuivants ne sont pas à la fête non plus. Après 15 mn de pétole à moins de 2 nœuds, nous empannons de nouveau pour aller chercher une risée qui semble proche. Nous l’atteignons enfin et accélérons à 3 nœuds. Le vent est maintenant nord-ouest. Nous envoyons de nouveau le spi lourd et, rapidement, le vent tourne à l’ouest et « monte » à 6 nœuds. Malheureusement pour nous, les Class 10 ont « touchés» le même vent avant nous et se sont sensiblement rapprochés.

Nous sommes en route directe vers les Sauvages alors qu’une zone de calme blanc règne à proximité des Minquiers, juste à notre vent. A la moitié du bord, le vent refuse nettement et continuons sous génois au près! A 28° du vent apparent, nous avançons à 3.5 nœuds avec 2.8 nœuds de vent. Une nouvelle fois, le vent adonne vers le nord-ouest et nous renvoyons le spi lourd avec 2 nœuds de vent.  Toujours aussi faible, le vent continu à adonner et nous effectuons un 4 ième « peeling ». 10 mn plus tard, nous effectuons la même manœuvre en renvoyant le spi lourd à la faveur d’un nouveau refus du vent.

A 15 h 50, à 0.25 mille de la bouée, nous repassons sous spi léger puis empannons bâbord amure afin d’anticiper une éventuelle pétôle à la bouée alors que le vent est revenu au nord.

A 16 h 20, à une encablure des Sauvages, nous affalons le spi léger, envoyons le génois avant d’empanner à la bouée et de renvoyer le spi lourd pour faire route à 70° du vent, cap sur Chausey. Le vent semble s’établir au nord-nord-est à 7 nœuds.

Les Rapetoux passent les Sauvages 24 minutes après nous, suivis par U Express à 4 minutes. En temps compensé, ils nous précèdent de peu. C’est encore jouable ! Malheureusement, à l’approche de La Cancalaise, le vent mollit encore à 4 noeuds en tournant au nord.

Nous affalons le spi à la balise Le Marteau, juste sous le phare de Chausey et effectuons les 80 derniers mètres jusqu’à la bouée des Epiettes sous génois. Les Rapetoux terminent eux au louvoyage depuis la Cancalaise près de 36 mn après nous, ce qui leur permettra de nous battre d’une minute en temps compensé !

Certains diront que la jauge HN est bien faite puisqu’il y a seulement 1mn 30s d’écart entre Les Rapetoux et Karibario après 7 heures de course; certains penseront que le coefficient de rating ne correspond à rien ; d’autres prétendront que ces régates sont des loteries tant les conditions météo sont différentes.

Tous ont raison mais il y deux certitudes. Il y a toujours un First Class 10 pour nous précéder en temps compensé et nous avons passé deux excellentes journées.



TOUR DU FINISTERE 2011


Pour son 19ième Tourduf,  Jan Legallet sur l’A 40 KARIBARIO Banque Populaire-Kunkel Palettes-Acef a réalisé une excellente 2ième place dans sa catégorie qui réunissait pourtant des concurrents sérieux : J 122, IMX 40, First 40, JPK 110…

Les Granvillais ont été séduits par l’excellent accueil que leur ont réservé durant ces 6 jours de course les municipalités de: Morlaix, L’Aber Wrac’h, Lanildut, Douarnenez, Lesconil et Concarneau.



EQUIPAGE :
Barre et stratégie : Jan Legallet
Tactique et navigation : Daniel Bonnefoy
Embraque et réglages: Nicolas Sigalo et Philippe Letenneur.
Coordinateur général : Bernard Arole alias Bernie ( promu co.gén.en chef !)
Piano et pliage du spi : Philippe Nadjar et Jean Alain Saoul
Grand-voile : Yvan Poisson
N°2 : Anne Duperret
N°1 : Nikolaz Rouault





A noter que sur la centaine de manœuvres effectuées (envoi et affalage de spi, spi dans spi, empannage…) aucune n’a été manquée ou approximative ! Merci Nikolaz.


Le comité de course :
Le comité de course présidé par  Jean Coadou a été remarquable en mouillant rapidement des lignes de départ bien orientées, en réduisant de manière  judicieuse certaines étapes et en utilisant peu la VHF. A noter que chacun des lignes de départ comportait un bateau viseur mouillé.

Le seul point négatif est lié au fait que, bien qu’un classement provisoire ait été effectué, la dernière étape a été annulée alors qu’il était possible de respecter strictement les IC en classant les concurrents. 


Morlaix- L’Aber Wrac’h : dimanche 31 juillet
Courue par petit temps au louvoyage, ce qui n’est pas la tasse de thé du bateau, cette course nous a pourtant valu la 6ième place et nous a rassurés.

Le départ dans la baie de Morlaix a été donné par un vent faible après une attente liée à une brume épaisse. Dès l’est de l’ile de Batz, la flotte s’est retrouvée rapidement au louvoyage par un vent de 5 à 10 nœuds. Longtemps 2ième et situé un peu plus au large afin de bénéficier d’un courant théoriquement plus fort, BPO a vu certains de ses adversaires le doubler en passant plus près de l’ile.
Dans les deux heures qui ont suivi, le louvoyage vers la bouée de Toulcos a été rendu compliqué par des sautes de vent importantes et des molles. Des écarts importants se sont creusés au fil des bords, en particulier avec le JPK 110 « Qualiconfort » et le Mumm 30. Les abords de la bouée ont vu s’installer une zone de calme que nous avons astucieusement gérée, ce qui nous a permis de revenir au contact de nos adversaires principaux : le J 122 «  Jolly Joker », et l’IMX 40 « Warhorse », impressionnant de vitesse au prés dans le petit temps.

Le vent, revenu de l’ouest, nous a contraints à un louvoyage contre le courant au milieu des cailloux vers la bouée Lizen Venn (courant de 2.5 nœuds) puis l’Ile Vierge. A ce jeu, nous n’avons pas été les plus maladroits, le navigateur devant son ordinateur causant même un certain stress à l’équipage. A l’occasion, nous avons découvert un rocher qui n’était pas à la hauteur indiquée sur la carte ! Notre navigation au plus près des roches nous a permis de rester au contact du J 122, pourtant plus rapide.

Après un dernier bord à proximité des roches de l’Ile Vierge puis, ensuite dans celles du Libenter dans un vent mollissant, nous avons terminé sous spi dans le chenal de l’Aber Wrach, 5ièmes en temps réel, 6ièmes en temps compensé.

L’Aber Wrac’h - Aber Ildut : lundi 1 Août
Dans cette 2ième manche, de l’Aber Wrac’h à l’Aber Ildut, le petit temps au louvoyage (vent de sud-ouest de 5 à 10 nœuds) est toujours prépondérant mais de la brume s’y est ajoutée à proximité du phare du Four. Des options judicieuses nous ont permis de terminer 2ièmes de l’étape et de conquérir la 3ième position au classement général.

Avec un départ donné par petit temps dans le chenal de l’Aber Wrach, il nous a fallu négocier à partir du Petit Pot de beurre, un refus du vent dans un vent très faible , puis des zones de molles agrémentées d’un courant favorable à gauche du chenal et moins favorable à droite où le vent semblait meilleur. Dilemme pour le tacticien. Le   J 122 « Jolly Joker » et l’IMX 40 « Warhorse » nous impressionnent par leur vitesse.

 Dans un premier temps, les voiliers situés à gauche du chenal sont encalminés. Au fil des croisements, les positions évoluent vite. Finalement, seul le JPK 110 « Qualiconfort » nous double, et prend une centaine de mètres d’avance. Nous virons la bouée du Libenter devant le J 122 et les  IMX 40, les First 40 étant déjà décrochés. A la Luronne, nous sommes toujours deuxièmes mais c’est « Warhorse », l’IMX 40 qui nous précède. Durant le dernier bord de spi vers l’arrivée, le J 122 nous double, faisant preuve, une nouvelle fois, d’une vitesse nettement supérieure.
Aber Ildut – Douarnenez : mardi 2 Août
Cette étape de chevaux de bois se déroule majoritairement sous spi. (vent de ouest-nord-ouest de 10 nœuds)  Elle se caractérise par un passage magnifique à proximité du Pohen puis des Tas de Pois.  Après un départ médiocre et un bord de bon plein, nous passons le Pohen  5ièmes.

Nous finissons par un bord de largue après la Basse Vieille au large du Cap de la Chèvre. Une 4ième place derrière le J122, le JPK et le Mumm  nous permet de rester sur le podium à un seul point de la 2ième place. Les ambitions de l’équipage sont revues à la hausse !

Douarnenez : mercredi 3 Août
(Vent de sud-ouest de 20 nœuds)  Lors de la première manche, nous prenons un bon départ, tirons les bons bords et effectuons de belles manoeuvres. Bien que 2ième derrière le J 122, en temps compensé nous ne sommes que 6ièmes. Les petits ratings bénéficiant d’un vent plus soutenu lors du dernier bord. Le Salona 37 « Dunes de Flandres » avec son rating de 25.8 l’emporte en temps compensé.


Dans la 2ième manche, nous prenons un mauvais départ mais terminons à nouveau 6ièmes en temps compensé, et c’est encore le Salona 37 qui  l’emporte.

Nous confortons toutefois notre 3ième place au classement général derrière le J 122 « Jolly Joker » et le JPK 110 « Qualiconfort ».

Douarnenez-Lesconil : jeudi 4 Août
La grande course de 117 milles entre Douarnenez et Lesconil  allait se montrer décisive avec son coefficient de 1.5. Il a fallu résoudre les difficultés successives causées par la météo variable, et les courants lors du franchissement de la Pointe du Raz. 

Notre départ a été médiocre et, alors que nous avons choisi de louvoyer le long du Cap de la Chèvre, 5 voiliers dont le J122, l’IMX « Warhorse », le X 442 « Sterwenn » et le Mumm 30  se sont échappés en louvoyant  le long de la côte, nous prenant une avance importante de 1 à 3 milles !

Durant ces 30 premiers milles de course, dans l’après midi, notre adversaire principal, le JPK 110 « Qualiconfort », 2ième au classement général nous a marqué à la culotte.


A la tombée de la nuit, le vent tombait totalement à la sortie du raz de Sein, le courant étant favorable depuis une heure, nous a permis de revenir au contact du groupe de tête. Le JPK 110 « Qualiconfort », a commis l’erreur d’obliquer vers l’est juste après la Plate et est sorti de la veine de courant principal. Les spis sortaient des sacs et après une longue période de pétole totale, nous avons choisi de tirer vers le large en baie d’Audierne, à l’ouest de la route directe. Il nous a semblé que la plupart de nos adversaires allaient  plutôt près de la terre, vers Audierne.

Une heure plus tard, nous nous sommes retrouvés encalminés, bord à bord avec le J 122 de tête. C’est alors que nous avons surement pris un casier, notre vitesse devenant nulle. Après avoir effectué une marche arrière, nous repartons vers l’ouest à 1 nœud et finissons par trouver le vent espéré au large qui nous a permis, sous spi léger, de faire une route directe vers la bouée Cap Caval au large de Penmarc’h.

Au milieu de la nuit noire, nous avons ensuite effectué un bord de largue serré de 18 milles vers la Jument des Glénans en déboulant à 10 nœuds sans apercevoir aucun autre voilier. Dans la nuit finissante, mauvaise nouvelle, nous pensons apercevoir, loin devant nous, 6 feux rouges qui remontent vers la bouée suivante.

Durant le bord de près vers la bouée Karek Greis, nous devinons  un voilier non identifié devant nous. A l’aube, durant le bord de spi serré vers l’Ile aux Moutons, nous  avalons ce voilier qui s’avère être le Mumm 30. Il passe 4mn après nous alors que nous devons le précéder de 18mn pour le battre en temps compensé.

Une fois le jour levé, lors de notre remontée au louvoyage vers la bouée Linuen Est, nous n’apercevons devant nous que le J 122 ! Ou sont les First 40, le X 442, les IMX ? Le moral de l’équipage est en hausse et nous régatons alors comme lors des premières heures en contrôlant de loin le Mumm 30.
Alors que nous avons déjà bien engagé nos bords de près, nous identifions nos poursuivants à la jumelle, difficilement, loin derrière. Les deux First 40 sont à 3 milles derrière nous, puis 2 à 3 milles après, nous apercevons le JPK 110, Le X  442, le Salona 37. Sauf surprise, seul le petit rating du Beebox 9.9 peut  encore nous menacer.

Durant toute la matinée, en direction de Lesconil, nous tricotons autour de quelques bouées : la Voleuse, Basse Bilien, Basse Boulanger, dans un vent faiblissant. Comme nos manœuvres de spi sont parfaites, que notre équipage ne s’est jamais relâché sur les réglages et que nous anticipons bien les zones de molles, nous avons augmenté notre avance sur le Mumm à 30  mn  et, dans 3 nœuds de vent, nous finissons seconds, très près du J 122, premier au classement général.

Une deuxième  place au classement général venait récompenser les efforts de ces 21 heures de course sans dormir une minute !

Lesconil – Concarneau : vendredi 5 Août
Dans un vent de 7 à 10 noeuds, nous avons pris un bon départ au louvoyage. Toutefois, sur un bord de spi, le vent tombe sérieusement et c’est à une vitesse de 1 à 2 nœuds que nous remontons au près en direction de l’Ile aux Moutons. Judicieusement, le comité de course a prévu un pointage officiel à la bouée Rouge des Glénan que nous franchissons difficilement contre un courant qui a imposé à certains de mouiller.

Nous étions 3ièmes lorsque cette manche a été annulée du fait qu’une majorité des voiliers peinaient à passer la bouée précédente.

Compte tenu de la forte concurrence dans notre catégorie, cette place de 2ième sur 25 bateaux dans notre classe récompensait justement l’équipage de KARIBARIO (Banque Populaire-Künkel Palettes-ACEF). 





lundi 28 mai 2012

PROGRAMME 2012 de KARIBARIO


Trophé IRC  
 Départ de Granville à 11  h

EQUIPAGE prévisionnel :
Barre et stratégie : Jan Legallet
Tactique et navigation : Daniel Bonnefoy
Embraque et réglages:
Coordinateur général et piano:  Berny
Piano et pliage du spi :  Jean Alain Saoul
Grand-voile : Yvan Poisson
N°2 :
N°1 :

  Ce programme est seulement indicatif et susceptible d'évoluer.

6/7 octobreVOILEGOLF - Granville
 Départ vers ..... h

EQUIPAGE prévisionnel :
Barre et stratégie :
Tactique et navigation : Daniel Bonnefoy
Embraque et réglages: .............
Coordinateur général :  Berny
Piano et pliage du spi :  ...............
Grand-voile : Yvan Poisson
N°2 : 
N°1 : 
  Ce programme est seulement indicatif et susceptible d'évoluer.


LES EQUIPIERS  2012

 
Jan  Legallet 06 84 29 70 66
jan.legallet@neuf.fr
Bernard Arole 06 45 44 38 16 02 33 50 59 20 bernard.arole@sfr.fr
Daniel Bonnefoy 06 89 95 79 04
dan-52@hotmail.fr
Nikolaz  Rouault 06 63 99 56 65 nikolas.rouault@laposte.net
Ghislaine Lefol 06 37 81 07 72 02 33 55 34 91 glefol@hotmail.fr
Philippe Nadjar 06 09 43 53 00
nadjar.philippe@sfr.fr
Jean Alain Saoul 02 33 51 52 29
jas@worldonline.fr
Ivan  Poisson 06 86 30 74 58 02 33 90 24 88  ivan.poisson@wanadoo.fr
Antoine Brossault 06 81 83 84 38
Louis Halleguen 06 04 49 63 62
Sail-for.life@hotmail.fr
Jacques Chaignon 02 33 56 36  52
jacques.chaignon@orange.fr
Nicolas Romero 06 31 76 25 71 Nico-romero@laposte.net




André Sesboué 02 31 97 76 81 06 71 59 35 53
Christophe  Agostini 06 20 61 53 99
agostini.christophe@wanadoo.fr
Cédric  Bonnefoy 06 24 85 07 51
Odile  Giot 06 09 64 81 88
croco.dil@hotmail.fr
Gregory Cugat 06 86 72 34 99
gregory.cugat@spie.com
Michel Grimaud 06 77 62 36 35
m.grimaud@worldonline.fr
Abdelhak El amrani 06 86 69 45 72
abdelhak.elamrani@univ-rennes
Alain Marion de Procé 0235086900 02 35 08 86 32direct
Sophie                    Pottigny
Stany Svibert 06 62 75 59 78
svibert@gmail.com
Cédric                   Bonnefoy            06 24 85 07 51                                  cedricbonnefoy236@hotmail.fr           




Charlotte               Mathiot                                                                        charlotte.mathiot@free.fr

LES SEXAGENAIRES ONT ENCORE FRAPPES !

18 au 20 mai 2012

Même si l’A40 « Karibario » n’a pas été aussi brillant qu’il y a un mois, les Malouins ont une nouvelle fois été dominés lors du Trophée IRC qui réunissait entre St Malo et Jersey, les meilleurs équipages de St Quay-Portrieux à Cherbourg. Sur les 18 voiliers, on ne comptait pourtant pas moins de cinq Cap Horniers. Nombre des équipages se confrontent sur l’eau depuis 30 ans, et sur Karibario, la majorité de l’équipage à plus de 60 ans!
En guise d’échauffement,   nous avons commencé ce Trophée IRC par un court parcours banane par 20 nœuds de vent. Parcours surement trop matinal ou les 40 pieds n’ont pas été brillants, c’est un euphémisme…

Lors de la deuxième course vers Jersey, il fallait pouvoir tenir le spi par 26/30 nœuds à l’approche de la sud-ouest Minquiers. 
 

 

A ce jeu, plusieurs spis ont été déchirés et les surfs à plus de 15 nœuds ont été nombreux. Du fait que, depuis octobre, nous avons navigué près de 10 fois dans ces conditions, nous n’avons pas été le plus maladroits et avons doublé le First 40, le J 122 et le Grand Soleil 40, moins à l’aise. 
En tête, à la bouée, nous sommes passés directement sous solent vers la nord-ouest Minquiers au reaching à 10 noeuds puis vers Passage Rock. Après un dernier louvoyage vers la baie de St Aubin, nous avons passé la ligne sans trouver la vedette comité… en difficulté du coté des Minquiers avec un moteur en panne et 60 cm d’eau dans la cale. Arrivés en tête, nous avons donc assuré le pointage de l’arrivée… Nous avons effectué le parcours de 34 milles en 4h avec 3 milles de louvoyage soit 8.5 nds de moyenne.

Le lendemain, samedi 19 mai,  par un temps toujours aussi médiocre et un vent de sud ouest de 15/20 noeuds, nous sommes partis par l’ouest pour le tour de Jersey et de ses nombreux rochers. Un envoi de spi malheureux juste sous le phare de Corbière a permis au Grand Soleil de nous doubler.

A partir de Gros Nez, au nord de Jersey, le dilemme était de rester proche de la côte à l’abri du courant mais avec des dévents importants ou faire route un peu plus au large avec 2 nœuds de courant contraire. Nous nous sommes d’abord réjouis de voir le Grand Soleil s’encalminer dans un trou. Il a persisté et finalement, à Ste Catherine, il avait accentué son avance. 
Lors du bord dans l’est de Gorey vers la bouée Jersey Violet, nous avons retrouvé le vent et le courant contraire vers la Demie de Pas. Sous solent, au reaching avec un clapot court, cela mouillait bien…


Le samedi, pour la première fois cette année, nous régatons par petit temps. Le comité a d’abord lancé un parcours banane minuscule avec quasiment un seul bord de près ! C’est simple, nous n’avons pas eu le temps de replier le spi lors du deuxième bord et nous avons effectués les deux tours en 25 minutes !

Pour la dernière manche en direction de St Malo, les prévisions de vent nul a incité logiquement le comité de course à effectuer l’arrivée à nord-ouest Minquiers. Le courant et le vent variable ont rendu cette dizaine de milles difficile à négocier.

Contrairement à la majorité de la flotte, nous avons choisi de louvoyer à gauche de la route directe. Cela a aussi été le choix de l’A35 de F.Y. Escoffier, plus rapide que nous, mais aussi du JPK 9.6 qui gagnera cette manche et celui du Grand Soleil que nous devancerons toutefois.
Sur la fin du bord, dans un vent mollissant et adonnant, nous faisons route directe vers l’arrivée. Les écarts sont très importants avec le J122 « Nutmeg » et le First 40 « Iritis ». Même l’IMX 38 « Félix » habituellement brillant dans ces conditions est loin.

Le classement général est anecdotique parce qu’il avantageait les petits ratings du fait que le coefficient des parcours banane était le même que celui des autres régates! Plier un spi de 60 m2 ou un de 135, ce n’est pas la même chose…

Dans notre classe, seul  le Grand Soleil 40 « Belzébuth »de St Quay-Portrieux, très rapide au près nous devance.

Nous rentrons donc directement vers Granville (27 milles) en passant à travers les Minquiers sous la pluie…

Cela surement plus difficile le week end prochain contre les Class 10…

EQUIPAGE :
Barre et stratégie : Jan Legallet
Tactique et navigation : Daniel Bonnefoy
Embraque et réglages: André Sesboué  et Christophe Agostini.
Coordinateur général : Bernard Arole alias Berny
Piano et pliage du spi : Jacques Chaignon & Jean Alain Saoul
Grand-voile : Yvan Poisson
N°2 : Nicolas Romero
N°1 : Louis Halleguen