lundi 14 avril 2014

LES ACCIDENTS de voiliers de 6.5 m à 18 m de 1995 à 2013

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En 45 ans, seulement 5 naufrages d'un voilier de série en croisière et en équipage sont survenus à moins de 50 milles des côtes françaises !

A noter que depuis l'année 1970, je ne recense que 9 voiliers coulé en équipage.


Sur les 28 canots percutés en 18 années, 7 se sont avérés inutilisables ou défectueux, et 6 autres ont ou auraient pu entrainer le décès de leurs utilisateurs

De 1970 à 2015, 200 cas de voiliers de 6.5 m à 18 m en perte totale, gravement endommagés, chavirés ou coulés à moins de 200 milles des côtes françaises ont été recensés.


Méthodologie :

 Ayant constaté que les circonstances d’un accident lié à la plaisance, le type du voilier, sa longueur, étaient rarement pris en compte dans les rapports officiels des CROSS, des Préfectures Maritimes et encore moins dans ceux de la S.N.S.M, j’ai entrepris de consulter les anciennes revues nautiques, activé mes souvenirs personnels et ceux de nombre de mes amis, pour la plupart plaisanciers expérimentés. 

J’ai aussi élargi mes recherches aux accidents survenus au Royaume-Uni, en particulier grâce à la recherche effectuée dans les rapports très détaillés du Marine Accident Investigation Branch.


Daniel BONNEFOY 2014



Il serait prétentieux que je prétende avoir enregistré tous les accidents qui ont lieu en Europe, ni en France d’ailleurs, mais jamais personne ne m'a relaté un accident récent que je ne connaissais pas...  

Par ailleurs, quand j’ai suffisamment de précisions sur un accident qui se passe aux Açores, en Espagne ou en Irlande, je le prend en compte.

De manière générale, j’intègre depuis quelques années des faits dont le manque de précision est flagrant. C’est ce qui explique parfois des différences entre les nombres pris en compte selon les catégories. Ainsi, je dispose rarement de la longueur du voilier concerné, de son type et il est fréquent que les faits eux-mêmes soient imprécis.

 Il est important de noter que je ne m’intéresse pas aux incidents mais aux ACCIDENTS AUX PERSONNES ayant fait l’objet d’un mayday ( et parfois d'un appel téléphonique) et que, contrairement aux rapports officiels, je ne confond pas intervention, assistance, remorquage et sauvetage matériel.



De 1970 à 2015,  j’ai recensé 200 cas de voiliers de 6.5 m à 18 m en perte totale, gravement endommagés, chavirés ou coulés à moins de 200 milles des côtes françaises ( de l’Irlande au Portugal en passant par les Açores et du Maroc à la Sardaigne) et 24 cas de percussion d’un canot de survie .


REPARTITION MONOCOQUES /MULTICOQUES


87,0%

des accidents concernent des monocoques
13,0%

des accidents concernent des multicoques

STATISTIQUES suivantes

pas encore mises à jour pour les dernières années



CAUSES D’ACCIDENTS


13,9%

des accidents concernent des chavirages de quillards
1,5%

des accidents concernent des chavirages de dériveurs
7,3%

des accidents concernent des chavirages de multicoques



21,2%

des accidents concernent des échouements
16,8%

des accidents concernent des voies d'eau
15,3%

des accidents concernent des abandons du voilier
5,1%

des accidents concernent des blessures graves
9,5%

des accidents concernent des collisions
3,6%

des accidents concernent des incendies en navigation


MOYENS DE SAUVETAGES UTILISES


Sauvetage : « FAIT DE SAUVER QUELQU’UN OU QUELQUE CHOSE «


Mon enquête ne s’intéresse qu’aux accidents aux personnes et je fais la différence entre une intervention, une assistance, un remorquage et un sauvetage matériel.

Le  fait que la S.N.S.M. ne fasse pas cette distinction entre l’assistance à une planche à voile, celle à un croiseur remorqué, ou un sauvetage de personnes, explique que cette association revendique, à elle seule, plus de 3279 sauvetages en 2012 dont 6984 personnes secourues alors qu’en 13 années, je ne comptabilise que  84 sauvetages de personnes !

Il arrive fréquemment que plusieurs moyens de sauvetage soient mobilisés. Dans ce cas, je ne prends en compte que le moyen qui a permis de sauver la personne en danger vital.

CES 137 ACCIDENTS ONT DONNE LIEU A 100 SAUVETAGES.


50 % de ces sauvetages ont été effectués par un hélicoptère, 25 par des moyens maritimes (Marines militaires, bateaux sur zone, cargos...) , 25 par les pompiers, la S.N.S.M ou la R.N.L.I.



50 % des sauvetages sont effectués par un hélicoptère.



25 % des sauvetages sont effectués par des bateaux sur zone (plaisanciers, cargos, Marine Nationale, Douane, Aff.Maritime, pêcheurs…)


12 % des sauvetages ont été effectués par la S.N.S.M.ou la R.N.L.I.


13 % des sauvetages sont effectués par les pompiers


ZONES DE NAVIGATION ACCIDENTOGENES


Avec 55 accidents sur 127 comptabilisés, la Manche et l’Ouest Bretagne apparaissent comme les zones de navigation les plus accidentogènes.

 Plus précisément, les secteurs les plus concernés sont : les Anglo-Normandes, les approches de Cherbourg, Audierne. 


Toutefois, en tenant compte de la fréquentation surement moindre, ce sont l’embouchure de la Gironde et les passes d’Arcachon qui s’avèrent être les zones les plus dangereuses.


15,0%
Manche est
18,9%
Manche Ouest
4,7%
  dont Cherbourg
7,1%
  dont Anglos-Normandes

9,4%
Ouest Bretagne
3,1%
   dont Audierne
15,8%
   dont mer d'Iroise
4,2%
   dont mer d'Irlande

15,0%
Atlantique
4,7%
   dont Bretagne Sud
0,8%
   dont La Rochelle
1,6%
   dont Gironde
1,6%
   dont Arcachon

11,0%
Golfe de Gascogne
10,2%
Méd Ouest
2,4%
   dont Cap Béar
%
Méd Est
10,2%
Corse Baléares


NAVIGATION en SOLITAIRE et en COURSE

 

35 accidents concernent un navigateur solitaire




 25,5 % des accidents se produisent lors d'une navigation en solitaire



En solitaire, il est intéressant de noter une forte proportion de voiliers qui ont des accidents en solitaire, souvent par abandon.

24 accidents se sont produits lors d’une course





17,5 % des accidents se sont produits lors d'une course

A noter que 9 accidents (abandons, chavirages, échouements) concernent des voiliers de 6.5 m, majoritairement des Mini-Transat 6.5 m



Voiliers de série coulés


En croisière et en équipage, neuf voiliers de série ont coulés à la suite d’une voie d’eau ou d’un incendie . ( Hanse 37, Rush, catamaran Tobago 35, First 260 ). 


Sur les 20 dernières années, seulement trois naufrages se sont produits à moins de 50 milles des côtes françaises !   (  Moody, Rush, First 260 )

Depuis 1976, toujours en croisière et en équipage, seulement un voilier de série ( Arpège )  a coulé et un Sélection 37 en solitaire . 

Je connais aussi le cas d'un Rorqual en bois moulé, mais doit on considérer que ce voilier de 40 ans était construit en série ? Doit on aussi y ajouter l’Attalia loué par le Docteur Godard en 1999  ?

En solitaire, les voiliers de séries coulent souvent par beau temps, souvent de nuit, à proximité des cotes... Un navigateur a même réussi à couler deux fois en 15 ans dans ces circonstances !

4 %
des monocoques ont coulés en équipage.
10 %
des monocoques ont coulés lors d'une course ou en solitaire



Conditions météorologiques



44 accidents sur 112 se sont produits avec plus de 25 nœuds de vent.

24 %
des accidents se sont passés avec plus de 35 nds de vent réel
15 %
des accidents se sont passés avec plus de 25 nds de vent réel
28 %
des accidents se sont passés avec 15 à 25 nds de vent réel
33 %
des accidents se sont passés avec moins de 15 nds de vent réel



Utilisation d’un canot de survie



Sur les 24 canots percutés en 18 années, 7 se sont avérés inutilisables ou défectueux, 4 utilisations étaient dangereuses et certaines ont été mortelles.

 Je serais prudent sur la notion de « défectueux ». En effet, seulement deux cas m’apparaissent sérieux. Les différentes causes de dysfonctionnement ne sont pas toujours claires car, trop souvent basés sur le témoignage de naufragés incompétents sous le coup de la panique.


 Malgré tout, trop souvent, le canot de survie ne rend pas le service que l’on est en droit d’attendre.


 Toutefois, il me semble qu’une nette amélioration a été enregistrée depuis les années 1976 à 1985 ou dans le rapport du R.O.R.C. réalisés à la suite du Fastnet 1979, il était écrit :


 « Sur les quinze radeaux gonflés, trois ne se sont pas gonflés normalement, cinq ont chaviré, un s’est complètement désintégré. Il est clair que les radeaux de survie n’ont pas été capables d’offrir le service que l’on attendait d’eux. Les voiliers ont tous été retrouvés par la suite et remorqués.»

17,5%
des accidents ont donné lieu à  la percussion d'un canot de survie
29,2%
des canots de survie se sont avérés défectueux ou inutilisables
25,0%
des utilisations d'un canot se sont avérées non judicieuses ou erronées
        16,7%

des utilisations d'un canot étaient dangereuses ou injustifiées


Certains canots de survie ont été percutés par précaution ( Balkan, Grand Surprise, First 31.7…) et n’ont pas été utilisés.


D’autres canots se sont déchirés une fois mis à l’eau (B.Stamm, Tobago 35, Folie Douce), ne se sont pas gonflés (Hanse 37) ou se sont avérés inutilisables.


Cinq utilisations de canot ont réellement permis de sauver leurs utilisateurs ( Océanis 39, Mélody, voilier acier, Rush, Class 40)


Trop nombreux sont les canots utilisés à tort, (Kelt 7.5, Attalia, Folie Douce…), ce qui, pour certains, a été la cause de drames. (Impensable, Banjer 37)


NAUFRAGE DE LA BELLE ANGELE EN 2017

L'avis du BEA MER:

"Par ailleurs, la décision de METTRE LES RADEAUX EN ŒUVRE ALORS QUE LE NAVIRE EST ECHOUE et que la mer déferle violemment N’EST PAS PERTINENTE."



Si je m’en réfère à mon secteur de navigation, il apparaît que la cause de mortalité qui est, de loin, la plus importante en plaisance est l’homme à la mer,  en particulier au port lors du retour nocturne sur un voilier… 


Ce qui est corroboré par la seule étude sur les accidents en plaisance. Enquête réalisée aux USA en 2005: 

"Le type le plus commun de décès signalés chaque année est la noyade. 


En 2005, près de soixante pour cent de tous les décès signalés à la Garde côtière ont été le résultat d'une noyade. 


De ces décès signalés, quatre-vingt-sept pour cent de ceux qui se sont noyés ne portaient pas de vêtements de flottaison individuels (VFI / gilets de sauvetage). 


La Garde côtière signale que sur les 697 personnes qui se sont noyés l'an dernier, près de 426 auraient pu être sauvées en prenant le temps d'enfiler un gilet de sauvetage."


Exemples de canots inutilisables : 

Tobago, 60 pieds Imoca Cheminées Poujoulat


Tobago 35 : 

"JP se jette sur la VHF et envoie ses MAYDAY… Sans retour … 
 
Je libère le BIB et le déclenche, 
Je retiens le BIB par son amarre mais le cata plonge déjà par l’arrière, le panneau solaire, sur son portique, affleure l’eau à chaque ressac et son cadre vient crever le BIB.
Il ne se sera pas passé trois minutes depuis la panne moteur..
Nous embarquons dans l'annexe.
 
Nous dérivons de quelques mètres et le bateau s’enfonce jusqu’en pied de mat et semble stabiliser sa descente. 
Il ne se décide pas à couler plus bas, nous prenons nos petites rames en plastique et nous souquons comme des forcenés pendant 20 minutes  pour rejoindre le cata."

Ils seront retrouvés, par hasard, 48 h après par le cargo Nicola qui faisait route de Bilbao à Rotterdam.


Cheminées Poujoulat 60 pieds :

« On nous a demandé d’embarquer dans un « bib » afin de nous éloigner du bateau pour tenter un hélitreuillage. Nous avons tout essayé mais nous restions collés à la coque à cause de la dérive du bateau...

Finalement l’amarre qui nous retenait à notre monocoque a fini par se coincer. Notre radeau s’est éventré et nous avons du l’abandonner »


Exemples d’utilisation dangereuse :

Kelt 7.6 m, Folie Douce


Folie Douce :  

« Par trois fois, le voilier s’est couché sur l’eau puis s’est redressé. Je me suis vue morte. Le couple de navigateurs décide alors d’abandonner le Seychelles III en préparant le radeau de survie. Arraché par une lame… »


Kelt 7.6 m : 

« 1h du matin : Par calme plat, une très faible houle et une excellente visibilité, un Kelt 7.6 m talonne légèremant sur le banc de la Gamelle à 1 mille d’Audierne. 


L’équipage envoie une fusée mais celle-ci, mal orientée, part vers l’intérieur sur un matelas du carré. Une intense fumée se dégage durant la combustion de la fusée qui consume la mousse. Craignant l’incendie, l’équipage s’affole et gonfle le canot de survie. 


Les 4 personnes embarquent dans le canot de survie sans gilet de sauvetage et abandonnent leur voilier. « 



Exemple d’utilisation non judicieuse ou erronée


50% des voiliers dont les occupants ont percutés leur canot de survie ont été retrouvés . Attention, cela ne signifie pas que, compte tenu de la situation d'urgence, il s'agissait toujours d'une erreur, cela pouvait être en prévention.

Plus grave, 32 personnes dont le voilier a été retrouvé flottant sont décédées ou auraient pu mourir d'avoir embarqués sur leur canot.
 
Un bon exemple est celui du Folie Douce de décembre 2013 dont les équipiers regrettaient de ne pas avoir eu le temps d'embarquer... Il en existe malheureusement d'autres qui ont causé les décès de leurs utilisateurs.


Longueur des voiliers accidentés


11 %
des accidents concernent des voiliers de moins de 7 m.
35 %
des accidents concernent des voiliers de  7,1 à 10.1 m.
36 %
des accidents concernent des voiliers de 10 à 12 m.
19 %


des accidents concernent des voiliers de 12 à 18 m.

lundi 24 mars 2014

Un phoque, deux dauphins et 18.1 nds !

22 et 23 mars 2014

Premières régates de la saison 2014 pour notre Sun Odyssey 40. Des grains, du soleil, un clapot court et dur, caractéristique de Granville .



Sur la ligne de départ, un phoque folâtrait à l’entrée de l’avant-port de Granville … 

Le vent était variable entre 22 et 33 noeuds avec des molles à 15 noeuds. Nous avons couru deux super bananes entre Videcoq et le Loup, soit des bords de 4 milles. Avec notre nouveau foc, compromis entre un inter et un solent, nous étions sous-toilé dans les « molles » mais, globalement,  nous étions à l’aise en dominant les Class 10 et le XP 33 au près.

Nous approchons de la Videcoq en compagnie de dauphins. Le vent monte à 28 nœuds. Malgré le grain bien sombre qui monte dans l’ouest, nous envoyons nos 107 m2 de spi pour la première fois de l’année. Nous sommes les seuls à ne pas être raisonnable. 

13, 14,  parfois 16 noeuds s’affichent sur des surfs. Dans une survente à 33 noeuds, nous avons même vu s’afficher 18,1 noeuds sur un surf instantané. Imaginez un 38 tonnes, lancé à 160 dans une descente ! 

Nous ne pensions pas notre « camion » capable de cela. D’autant plus que, jamais nous ne nous sommes senti en difficulté. Félicitation à l’architecte : Daniel Andrieux.

Après le grain, le First Class 10, « La Nautique », en surfant régulièrement à 14 noeuds et revenu à notre hauteur sur la ligne d’arrivée.  

La deuxième manche a été de la même veine mais « La Nautique » nous a rattrapé au vent arrière. En temps compensé, nous gagnons, de peu, les deux manches.


Dimanche, toujours du soleil et des grains, mais le vent est plus soutenu avec 25 noeuds en moyenne. Nous avons trois bords de 4 milles à courir. La mer est dure, encore plus que la veille, Cette fois, le Class 10 de Vincent et, fait exceptionnel,  le XP 33 avec Pierre et Gilles nous dominent au louvoyage.

Au reaching, en montant  vers Anvers au nord-est de Chausey, nous les rattrapons légèrement et envoyons le spi second derrière l’inévitable Class 10,  Crédit Mutuel, pour un bord de vent arrière de retour vers Granville dans un vent mollissant autour de 20 nds. Avec un  clapot de ¾ arrière difficile, nous ne dépassons pas 14 noeuds. 

 Le XP 33 avec son assymétrique se fait rattraper et doubler par les Class 10 de Jérome et Olivier qui se rapprochent dangereusement de nous.





Nous ne ferions pas cela tous les jours, mais cela a été un beau week-end de reprise et un sans faute pour notre n° 1, Nicolas, qui n’avait pas navigué depuis 8 années !

lundi 26 août 2013

Knyaz, le A 40, "prince" d'Artem dans le Fastnet

http://absailing.ru/sailschool/logbook/53-prizrak-fastneta.html

EXTRAITS du blog d'Artem BRUM -  AB Sailing

"Le Fastnet m'a prévenu qu'il vaut 10 fois à penser, y aller ou pas, une fois en mai dernier, une fois que j'ai fourré son nez dans la Manche.Nous avons convoyé le bateau après la réparation de Granville, de France, en Angleterre, pour courir la première course de qualification de la saison : la Myth of Malham. La Manche a immédiatement décidé de nous montrer les mœurs locales, secoués par 30 nœuds de vent contre un courant de 3 noeuds . Je n'ai jamais vu dans ma vie une telle irrégularité et des vagues aussi abruptes . L'A 40 a des difficultés à franchir  les vagues, sur des hauts-fonds de moins de 6 mètres, avant de planter  toute son étrave dans le creux. Les Français ont  déclarés en chœur, c'est impossible. Vous ne passerez pas. Mais pour les hommes des bois avec balalaïka leurs arguments sur les vagues ne sont pas suffisants. Nous devons y aller. Et nous voilà partis. Dans la tempête passée à 40 noeuds. Nous sommes venus en Angleterre au louvoyage. 

J'ai tout de suite, sans préliminaires, expliqué où j'allais. Et où je traîne les gens,  pour une rencontre avec une "bête" sérieuse . Nous avons changé tout le gréement dormant, les haubans, le logement à la fixation du gréement, le remplacement de tous les détails possibles de la barre. Le bateau a commencé à sentir qu'il est prêt pour une bataille sérieuse ... La préparation est réussie, avec un nouveau gréement et Knyaz a commencé à courir. Bien sûr, tout n'a pas été sans heurts. En particulier avec les fournisseurs français, qui trichent, et ne tiennent pas leurs promesses... 


C'est donc avec de nouvelles voiles, un nouveau gréement et beaucoup d'autres choses. Parce que notre plan était tout au long de casser ce qui devait casser avant le Fastnet. Et sur ​​la dernière qualification pour le Fastnet, enfin conduit en toute confiance, "KNYAZ" avec une bonne vitesse par rapport aux concurrents, en confiance, j'ai commencé à prendre sa mesure. Il a fallu 3 mois de navigation continue en bateau pour commencer à comprendre cette "monture". Et bien sûr, l'immense  travail qui sépare le cheval de course d'un cheval, portant un chariot avec des touristes. " Artem Brum

jeudi 8 août 2013

Le TOUR du FINISTERE 2013





Second au classement général derrière notre presque homologue Charrette III après 5 courses et 3 victoires dont la course de nuit, nous aurions signé pour ce résultat avant le départ.

65 voiliers au départ, 4 démâtages, 3 talonnages et seulement 52 voiliers à l’arrivée.


Fréderic Bourderau à son arrivée aux pontons, se félicitait de la performance de son équipage :


« Nous avons essayé de garder l'honneur : l'équipe de « Karibario » n'a pas été simple à battre. Ça a bien marché pour nous ! Aujourd'hui (Lesconil / Concarneau) on est très bien parti et notre bateau s'est avéré plus performant que Karibario.  Ce voilier a en effet exactement la même carène que le nôtre ! On était second jusqu'à hier et c'est grâce à cette dernière étape qu'on a réussi à s'imposer grâce au petit temps...On est tous très contents »


« Nous rendons hommage à l’équipage de Karibario qui nous a donné une leçon de navigation dans trois étapes… »




EQUIPAGE :

Barre et stratégie : Jan Legallet

Tactique et navigation : Daniel Bonnefoy

Embraque et réglages: Maxime Cheron et Baba.

Piano et pliage du spi : Jacques Chaignon et Philippe Nadjar

Grand-voile : Ivan Poisson

N°2 : Alain Marion de Procé

N°1 : Gaël Samson
































Les conditions ont été variées, au près durant l’étape Roscoff / Aber Benoit avec un B.M.S. en cours ou nous avons surtout cherché à préserver notre génois neuf… avec des rafales soufflant jusqu’à 40 nœuds.

Nous retiendrons :
- L’étape Aber Benoit / Aber Ildut avec 10 à 12 nœuds de vent en allant chatouiller les cailloux dans le chenal Méridional de Portsall. Grâce à cette option, nous gagnons bien que nous ayons été rappelés au départ !

- de L’Aber Ildut à Douarnenez avec 12 nœuds de vent de sud-ouest au louvoyage contre le courant et dans la brouillard dans le chenal du Four. Toute la flotte a choisi de louvoyer le long de la côte, les Granvillais ont, cette année ont préféré louvoyer du coté de Béniguet. Choix victorieux.

- La course de nuit de 110 milles Douarnenez / Lesconil par un vent de 16 à 20 nœuds et une température douce. Grâce à un choix totalement opposé à celui de Charrette, nous le devançons de 4 minutes au passage de la Plate dans le Raz de Sein. Durant les 20 milles de la baie d’Audierne, il se rapproche progressivement au bon plein. Il nous double après Penmarc’h à la bouée cap Caval ou nous envoyons le spi. Durant la nuit, à chaque bouée son avance augmente, mais cela lui sera insuffisant pour nous battre en temps compensé.  Nouvelle victoire.

Quand à la dernière étape, courue par petit temps, il s’agissait d’un « grenouillage » par petit temps autour de l’Ile aux Moutons, courue à 80 % sous spi, peu à notre avantage en vitesse nous avons cumulé 4 petites erreurs, immédiatement pénalisées par une 7 ième place qui nous prive du Classement général.

Il y avait longtemps que nous nous étions bagarrés de manière aussi intensive et tout cela avec un excellent état d’esprit.